Depuis quelques temps, une révolution semble se mettre en place autour des notions de « consentement » et « d’égalité filles/garçons » et en parler c’est déjà agir !
Comme de nombreux autres principes, il est important que les enfants y soient sensibles dès leur plus jeune âge, puisqu’il s’agit avant tout d’une question d’éducation. De la même manière que l’on considère que l’apprentissage de la générosité, par exemple, est une mission importante dans notre rôle de parent ; éduquer à l’égalité des sexes et au consentement doit être aussi quelque chose d’obligatoire et d’automatique.
Mais alors, comment expliquer à son enfant ce que sont les notions de « consentement » et « d’égalité filles/garçons » et quels sont les enseignements essentiels à apporter à notre enfant sur ce sujet ?
LE CONSENTEMENT, C’EST QUOI ?
On parle souvent de consentement en matière de relations amoureuses et ou de relations sexuelles. Le consentement serait que les deux personnes soient d’accord, qu’ils consentent à la relation sexuelle.
Mais le consentement n’est pas propre à la vie intime et sexuelle, on peut consentir à porter des baskets mais ne pas consentir à porter un t-shirt, on peut consentir à jouer avec une copine ce jour-là mais ne pas y consentir le lendemain. On peut ainsi apprendre aux enfants ce que c’est que le fait de consentir, c’est-à-dire d’être d’accord et cela avec des exemples simples de la vie quotidienne.
Le consentement c’est donc être d’accord avec ses propres limites et celles de l’autre et cela peu importe le sujet.
COMMENT BIEN PARLER DU CONSENTEMENT AUX ENFANTS ?
- La lecture
Les livres sont nos meilleurs amis pour nous aider à expliquer à nos petits loulous certaines notions difficiles. Avec la littérature jeunesse, notamment les contes, on peut justement amener ces questions sur le consentement.
Le prince charmant qui embrasse Aurore sans son consentement et alors qu’il est un étranger pour elle, peut être un très bon contre-exemple de ce qu’est le consentement ou le non-consentement.
D’autres livres permettent d’aborder cette notion avec les enfants :
. 📕 »J’aime mon corps » (Nikki Luna, Julienne Dadivas) @bayardjeunesse
. 📙 « Chat ! » (Claire Garralon) @talentshauts
. 📗 « Je peux te faire un bisou ? » (Soline Bourdeverre-Veyssiere, Chloé Fruy) @solineseveiller @iletaitunebook
. 📘 « D’acc ou pas d’acc »(Margaux et Camille Perrin) @editions_big_pepper
. 📕 « Ça suffit les bisous ! » (Pascal Bruckner, Jean-Pierre Kerloc’h, Mayana Itoïz) @glenatjeunesse
- Dans la vie quotidienne
En effet, comme nous l’avons souligné plus haut, nous pouvons parler de consentement très tôt aux enfants, mais pas forcément sur des questions liées à la sexualité mais par des exemples très concrets liés à leur corps, à leur vie quotidienne. Voici quelques situations du quotidien :
- L’alimentation (ne pas forcer l’enfant à finir son assiette s’il est rassasié)
- Le change (verbaliser ce que l’on fait pour prévenir l’enfant de nos gestes)
- Les émotions (accompagner l’enfant à verbaliser ses émotions, mais aussi les besoins qui en découlent)
- Les bisous et les câlins (ne pas insister pour que votre enfant fasse des bisous ou des câlins aux autres. Votre enfant est maître de son corps, il n’a pas à être forcé. Il ne s’agit pas d’un manque de politesse mais de consentement et c’est dès le plus jeune âge que cette notion de consentement s’apprend)
- Les chatouilles et jeux de corps à corps (faire attention aux limites de l’enfant et mettre en place un code pour arrêter le jeu si besoin)
Le top du top : Contrairement à l’expression très répandue : « Qui ne dit mot, consent », même le fait de ne pas verbaliser pourrait être un non-consentement. Aussi, la seule règle qu’il nous faudra impérativement retenir sera d’être à l’écoute de notre enfant, de l’observer et de lire même dans ses gestes et surtout de lui apprendre à faire de même avec son entourage pour qu’il devienne un adulte respectueux et à l’écoute de son prochain.
FAUT-IL SURTOUT EN PARLER AUX GARÇONS ?
Toutes les études le montrent : les filles sont les plus exposées aux insultes, aux attouchements et au sexisme dans la cour de récréation, dans la rue ou encore sur les réseaux sociaux. Il faut les prévenir sur ce type de violences mais avant tout prévenir les garçons.
Souvent, quand une fille se fait agresser, nous entendons des réflexions « elle n’avait rien à faire dehors à cette heure-ci », « tu as vu sa tenue ? Normal qu’elle s’est faite agresser ! » ou alors « elle l’a cherché… ».
Mais n’oublions jamais que la victime c’est elle !
D’où vient alors le problème ? Et d’où viennent les maux de notre société actuelle qui rejette la faute sur la victime plutôt que sur l’agresseur ?
Tout cela vient d’un gros manque dans l’éducation.
Les adultes d’aujourd’hui ont été des enfants, des enfants innocents qui ont découvert et grandi selon un modèle éducatif.
Alors, pour pallier à nos gros problèmes de société, il nous faut investir dans l’éducation et faire de nos enfants de futurs adultes sains d’esprit, responsables et épanouis.
Alors, plutôt que de dire « protégez vos filles », dites « éduquez vos fils » car c’est de là que tout découle.
L’EGALITE FILLES / GARÇONS :
UN POINT ESSENTIEL DANS L’EDUCATION DE NOS ENFANTS !
Nelson Mandela avait dit : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ! ».
Afin d’enrayer tous ces problèmes actuels sur le consentement et les inégalités entre les hommes et les femmes, il nous faut ne rien lâcher en ce qui concerne l’éducation de nos enfants.
L’on doit apprendre à nos loulous à être des êtres merveilleux, respectueux et intelligents en commençant par leur inculquer cette belle notion d’égalité entre les sexes et en abattant ainsi tous les stéréotypes de genre dans notre quotidien. C’est à nous de porter un regard différent sur le monde et sur ce que l’on attend de notre enfant.
Comment ? En n’étant pas complices de cette inégalité filles/garçons.
QUELQUES CONSEILS POUR FAVORISER L’EGALITE
. Changeons notre vocabulaire : « le coin maison » plutôt que « le coin poupées » ou encore « le coin ville » plutôt que « le coin voitures » et évitons les phrases qui présentent des stéréotypes comme « ah non, un garçon ça ne pleure pas », « oh tu fais le ménage comme maman ».
. Faisons en sorte que les filles et les garçons jouent ensemble et favorisons les jeux non genrés.
Voici quelques jeux pour faire entrer l’égalité filles-garçons à la maison :
🎲 Tempo Chrono des éditions @quelle_histoire pour découvrir des femmes et des hommes qui ont marqué l’Histoire
🎲 Mémo de l’égalité des métiers de @toplatoys pour découvrir la mixité des métiers
🎲 Jeu des 7 familles de Jouer l’égalité qui propose des scènes de vie non stéréotypées
. Apprenons à nos enfants à reconnaître et à exprimer leurs émotions.
. Vers les 4/5 ans, questionnons nos enfants et amenons-les à remettre en question certains stéréotypes.
Le top du top : Le plus important des conseils : soyez son modèle car : « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. » (Gandhi) 🤗
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Enjoylearningfamily est là pour vous aider. Il vous suffit de prendre rendez-vous pour un appel gratuit de 20 minutes afin d’évaluer votre situation et fixer avec vous votre première séance d’accompagnement parental.


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